Se réconcilier avec son corps pendant et après la maladie: du rejet à la tendresse retrouvée
La maladie transforme le corps. Elle le fatigue, le marque, parfois le mutile.
Après une chirurgie, une chimiothérapie ou une radiothérapie, beaucoup de personnes témoignent d’un sentiment d’étrangeté: ce corps n’est plus le même.
Il peut sembler abîmé, affaibli, voire trahi.
Alors comment apprendre à l’aimer de nouveau? Comment se réconcilier avec son corps après la maladie et retrouver confiance en lui?
Dans cet article, je t’accompagne pas à pas dans ce chemin délicat mais profondément libérateur.
Quand le corps devient un étranger...
La maladie ne touche pas seulement les organes, elle bouleverse l’image que l’on a de soi.
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Les cicatrices rappellent chaque jour l’opération ou le traitement subi.
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La perte des cheveux ou des cils confronte au regard des autres et renvoie une image différente dans le miroir.
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Les douleurs chroniques, neuropathies ou fatigue donnent parfois l’impression que le corps ne suit plus, qu’il résiste.
Il est normal de ressentir de la colère, de la honte ou même du rejet.
Mais cette étape n’est pas une fatalité, c’est le point de départ d’un nouveau dialogue avec ton corps.
Retrouver la douceur du lien au corps
La première étape pour se réconcilier avec son corps, c’est de recréer un lien par la douceur.
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Des pratiques corporelles, comme le shiatsu, permettent de ressentir à nouveau des retrouver des sensations de présence et de détente, un espace où le corps est approché sans attente, sans objectif à atteindre.
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La respiration consciente et la méditation corporelle sont des clés simples et puissantes. Prendre quelques minutes pour sentir l’air circuler, écouter son souffle, se reconnecter à ce qui est vivant en soi.
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Changer de regard: au Japon, le corps est vu comme un allié, même quand il est cabossé. Cette vision permet de quitter le jugement pour entrer dans une relation de coopération avec soi-même.
Tu n’as pas besoin de forcer ton corps.
Il ne demande pas de performance, seulement une écoute bienveillante.
Créer des rituels de réconciliation
La transformation vient aussi des petits gestes répétés.
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Prends soin de tes cicatrices non pas pour les cacher mais pour les honorer, comme les fissures dans l’art du kintsugi que l’on répare avec de l’or. Tes marques racontent ton courage, elles sont la preuve que la vie coule encore puissamment en toi, que ton corps te soutient.
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Installe un rituel de douceur: appliquer une huile, respirer profondément, poser une main sur ton cœur et murmurer un mot bienveillant à ton corps.
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Redécouvre le mouvement: une marche lente, quelques étirements, une danse intuitive… L’important n’est pas la performance mais la sensation d’habiter ton corps à nouveau.
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Exprime ta beauté autrement: choisis un vêtement fluide, une couleur qui te donne de la force, un foulard qui devient un symbole.
Ces gestes simples sont comme des points d’ancrage.
Ils redonnent confiance et créent de nouvelles habitudes soutenantes.
La grue : fragile et digne à la fois
Dans la culture japonaise, la grue symbolise la longévité, la transformation et la dignité.
Elle peut sembler fragile, mais lorsqu’elle déploie ses ailes, elle révèle une stabilité et une grâce profondes.
Se réconcilier avec son corps après la maladie ressemble à cet apprentissage du vol.
Derrière la fatigue, les cicatrices ou les peurs, une beauté singulière demeure.
Non pas une beauté idéalisée, mais une beauté vécue, façonnée par l’expérience.
Conclusion : habiter à nouveau son corps
Se réconcilier avec son corps après la maladie ne signifie pas oublier ce qui a été traversé.
C’est reconnaître le chemin parcouru, avec ses marques et ses transformations.
Le corps n’est pas un adversaire.
Il est le lieu même de l’expérience, le compagnon silencieux de la traversée.
Avec du temps, de la patience et de la douceur, il est possible de retrouver une relation plus apaisée, plus confiante, à ce corps qui continue d’avancer.
Et si tu souhaites être accompagné·e
J’accompagne les personnes touchées par le cancer à travers des approches de soutien comme le shiatsu et le coaching, dans le respect du suivi médical.
Ces accompagnements s’inscrivent dans une démarche de bien-être et de présence au corps, pendant ou après les traitements, sans jamais s’y substituer.
Si tu ressens le besoin d’un espace pour te reconnecter à ton corps avec douceur, tu peux me contacter pour en parler.
Important!
Les pratiques proposées relèvent de l’accompagnement et du bien-être.
Elles ne remplacent pas un diagnostic, un traitement ou un avis médical.
Toute démarche complémentaire doit s’inscrire en lien avec l’équipe soignante.