Pourquoi attendre la maladie pour s'occuper de soi ?

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J'ai huit ans de latin derrière moi. Huit ans à lire des hommes qui pensaient la mort comme une compagne de route, pas comme un ennemi à fuir.

Marc Aurèle, Épictète, Sénèque : des gens qui avaient compris, bien avant la médecine moderne, que le corps n'est pas un détail. Que ce qu'on lui fait subir au quotidien finit toujours par revenir frapper à la porte.

Cette idée m'a accompagnée longtemps, discrètement, comme une évidence tranquille.

Et puis j'ai eu mes parents. Et mes clientes.

 

Le mur

Mes parents n'ont jamais vraiment pris soin de leur corps. Ce n'est pas par négligence consciente mais davantage du à cette conviction silencieuse et très répandue que le corps suit, qu'il encaisse, qu'il s'adapte.
Qu'on verra plus tard.
Sauf que "plus tard" est arrivé, et il est arrivé fort!

Je les ai regardés traverser des problèmes de santé sérieux, accumulés, difficiles à démêler. Et j'ai compris très tôt, peut-être trop tôt, que je ne voulais pas de ce chemin-là.

Ce n'est pas un jugement. C'est un constat que je vois se répéter, inlassablement, dans mon cabinet, autour de moi.

Les personnes qui viennent me voir en prévention sont rares.
La très grande majorité arrive après.
Après le diagnostic.
Après l'opération.
Après l'épuisement total.
Après le deuil, l'accident, la séparation qui a tout fracassé.
Après le moment où le corps a finalement crié ce qu'il murmurait depuis des années.
 

Ce que le corps fait avant de crier

Le corps ne se tait jamais vraiment. Il parle en continu, dans un langage que personne ne nous apprend à lire, que l'on oublie à coup d'injonctions: ne pleure pas, sois forte, tiens-toi droite, ne te fais pas remarquer, arrête de bouger...

Le corps parle par la fatigue chronique qu'on attribue au rythme de vie.
Par les tensions dans les épaules qu'on banalise.
Par ce sommeil qui ne répare plus vraiment.
Par cette irritabilité de fond, ce manque d'élan, cette impression diffuse que quelque chose ne tourne pas rond, sans pouvoir mettre le doigt dessus.

On appelle ça le stress. On appelle ça l'âge. On appelle ça la vie moderne.

Et on continue...

Jusqu'au mur.
 

Ce que les stoïciens avaient compris

Memento mori  (souviens-toi que tu vas mourir) n'est pas une invitation au pessimisme. C'est une invitation à la présence, à prendre au sérieux ce corps qui t'est prêté, cette vie qui a une durée, cette santé qui n'est pas acquise.

Les stoïciens pratiquaient ce qu'on appellerait aujourd'hui de la prévention existentielle : vivre de façon à ne pas regretter d'avoir attendu. Une lucidité qui transcende l'idée de la mort, qui éloigne la peur.

Ce n'est pas si différent de ce que la science du stress nous dit aujourd'hui. Le stress chronique non régulé est l'un des facteurs les mieux documentés dans l'apparition des maladies chroniques. Pas le seul, pas le déterminant absolu, mais un terrain que l'on prépare ou que l'on protège, année après année, par des choix souvent imperceptibles.
 

La prévention n'est pas une liste de bonnes résolutions

Ce que je propose n'a rien à voir avec un programme de détox ou une liste de choses à corriger dans ta vie.

La prévention telle que je la vis et que je l'accompagne, c'est apprendre à t'écouter avant que ton corps soit obligé de hurler.
C'est comprendre tes propres signaux d'alerte.
C'est construire une relation de confiance avec ton corps plutôt qu'une relation de contrôle ou d'indifférence.

C'est du coaching de santé intégrative: un espace où on travaille ensemble sur ton rapport au mouvement, au sommeil, à l'alimentation, au stress, aux rythmes qui te ressourcent vraiment.
Ce n'est pas comme une prescription, c'est une exploration, une source de plaisir retrouvé.

Parce que prendre soin de soi ne devrait pas ressembler à une punition ou à une liste de contraintes à cocher. Ça devrait ressembler à quelque chose qui te fait du bien, qui te donne envie de recommencer, qui redonne de la saveur au quotidien.
La joie n'est pas la récompense au bout du chemin. Elle est le chemin.
 

Parce que tu n'as pas besoin d'être malade pour mériter de prendre soin de toi!
Et parce que bien vivre, vraiment bien vivre, ça a un goût.
Celui d'un corps qu'on écoute, d'une énergie qui circule, d'une vie qu'on choisit plutôt que qu'on subit.
Celui du rire, de la joie, de la fierté.
Ce n'est pas du "no pain no gain".
C'est exactement l'inverse!
 

Et toi, tu attends quoi ?

Ce n'est pas une question rhétorique. C'est celle que je pose à toutes les personnes qui arrivent dans mon cabinet après le mur, et qui me disent, presque toujours : "J'aurais dû venir avant."

Tu peux venir avant.

Si tu sens que quelque chose mérite d'être écouté, une fatigue qui dure, un corps que tu ne reconnais plus, une vie qui tourne mais sans vraiment t'embarquer, c'est peut-être le moment.

Viens remettre le plaisir et la joie dans ta vie: prendre soin de ta santé ne te paraîtra jamais plus une contrainte, ça résonnera en toi comme un rire d'enfant qui a enfin trouvé comment escalader son arbre!
 

Découvrir l'accompagnement coaching en prévention ou prendre contact pour un premier échange gratuit.
 


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