Hormonothérapie et effets secondaires: comprendre et mieux vivre un traitement au long cours
L’hormonothérapie est un traitement fréquemment prescrit après certains cancers hormonodépendants, notamment les cancers du sein, de la prostate, des ovaires ou de l’endomètre.
Elle agit en modifiant l’action ou la production de certaines hormones, comme les œstrogènes ou la testostérone, afin de limiter les signaux qui favorisent la croissance des cellules cancéreuses.
C’est un traitement essentiel, qui contribue à réduire le risque de récidive et à prolonger la survie.
Mais parce qu’il s’inscrit souvent sur plusieurs années, il peut aussi transformer profondément le vécu corporel et émotionnel.
Fatigue persistante, douleurs articulaires, bouffées de chaleur, troubles du sommeil, variations de poids, anxiété ou baisse de libido font partie des effets fréquemment rapportés.
L’hormonothérapie devient alors moins un traitement ponctuel qu’un chemin d’endurance, demandant des ressources nouvelles pour rester stable dans la durée.
Ce que l’hormonothérapie modifie dans le corps
Les hormones ne se limitent pas à la sphère reproductive.
Elles participent à la régulation de nombreuses fonctions essentielles : température corporelle, métabolisme, sommeil, densité osseuse, lubrification articulaire, équilibre émotionnel.
Lorsque leur production ou leur action est modifiée, l’organisme doit s’adapter à un nouvel équilibre interne.
C’est cette phase d’ajustement qui explique la diversité des manifestations possibles :
-
bouffées de chaleur et sueurs nocturnes
-
raideurs et inconforts articulaires
-
fatigue durable
-
variations de l’humeur
-
troubles du sommeil
-
modifications de la composition corporelle
Ces réactions ne sont pas isolées ni incohérentes.
Elles traduisent la manière dont le corps cherche, parfois laborieusement, à retrouver une stabilité dans un contexte hormonal profondément modifié.
Shiatsu : accompagner le corps vers plus de fluidité et de détente
Issu de la tradition japonaise, le shiatsu est une pratique manuelle fondée sur des pressions lentes et adaptées, réalisées sur l’ensemble du corps.
Il vise à favoriser une sensation globale de détente et une meilleure perception corporelle, dans le respect du rythme et des limites de chacun.
Chez les personnes sous hormonothérapie, le shiatsu est souvent recherché comme un espace de pause, où le corps peut relâcher des tensions accumulées par le traitement, la fatigue ou le stress.
Certaines personnes décrivent notamment :
-
une sensation de détente dans les zones articulaires sollicitées
-
un rapport plus fluide au mouvement
-
un apaisement général du corps
-
une respiration plus ample
Le travail corporel, notamment au niveau des articulations et des tissus profonds, peut favoriser une impression de mobilité retrouvée.
Ce ressenti facilite parfois la reprise progressive d’une activité physique adaptée, souvent recommandée pendant l’hormonothérapie.
Le shiatsu se pratique habillé, sans huile, et respecte totalement l’intégrité de la peau.
Il ne vise pas à traiter une pathologie, mais à accompagner le vécu corporel dans un contexte de traitement au long cours.
Coaching post-cancer : retrouver des repères intérieurs
L’hormonothérapie ne transforme pas uniquement le corps.
Elle peut aussi bousculer l’équilibre émotionnel, l’image de soi, la motivation et le sentiment d’identité, parfois mis à mal par la maladie.
Le coaching post-cancer propose un cadre sécurisant pour :
-
identifier les émotions dominantes, comme la lassitude, l’irritabilité ou la peur de la récidive
-
recréer des repères dans le quotidien
-
remettre du sens et de la cohérence dans cette période prolongée de traitement
-
retrouver une posture active, sans pression ni injonction à “aller bien”
Il ne s’agit pas de forcer un retour à la normalité, mais d’apprendre à habiter autrement un corps transformé, avec plus de clarté et de douceur.
L’activité physique adaptée : soutenir le corps dans la durée
Le mouvement occupe une place centrale dans l’accompagnement des personnes sous hormonothérapie.
Une activité physique adaptée, régulière et ajustée aux capacités du moment, est associée à une meilleure qualité de vie pendant les traitements et à une réduction du risque de récidive.
L’essentiel n’est pas la performance, mais la régularité.
Selon les préférences et les possibilités de chacun, cela peut inclure :
-
la marche quotidienne ou nordique
-
le yoga ou les étirements doux
-
le renforcement musculaire adapté
-
la danse, le tai-chi ou le qi gong...
Le mouvement soutient la mobilité articulaire, la vitalité globale et la confiance dans le corps.
Lorsqu’il est associé à des pratiques corporelles favorisant la détente et la mobilité, il devient plus accessible et plus durable.
(Je reçois dans le centre Indoor Santé à Strasbourg si tu veux découvrir les bienfaits des 2 pratiques).
Vers un équilibre plus stable
L’hormonothérapie impose un rythme nouveau.
Le corps réagit, s’ajuste, parfois résiste, mais cherche avant tout un point d’équilibre.
Le shiatsu offre un espace de détente et de fluidité.
Le coaching soutient l’orientation intérieure et la traversée émotionnelle.
Le mouvement ancre ce nouveau rapport au corps dans le quotidien.
Ces approches ne remplacent pas le suivi médical.
Elles l’accompagnent, comme une présence constante, discrète, posée.
️ Le symbole de la grue
Dans la culture japonaise, la grue symbolise la longévité, la dignité et la force tranquille.
Elle traverse les saisons sans lutter contre le vent, en ajustant son vol.
Sous hormonothérapie aussi, il est possible de rester debout, présent·e, même lorsque le corps change.
Chaque respiration, chaque mouvement, chaque temps d’écoute devient une manière de dire au corps :
Je te vois.
Je t’écoute.
Nous avançons ensemble...
Et prenons chacun soin l'un de l'autre.
Important!
Les pratiques de bien-être évoquées dans cet article s’inscrivent en complément d’un suivi médical.
Elles ne remplacent en aucun cas un diagnostic, un traitement ou un avis spécialisé.
En cas de symptômes inhabituels ou persistants, il est essentiel d’en parler à son oncologue ou à son médecin traitant.